« Ce « syndrome du mauvais monde » remet en cause la possibilité d’actualiser le bonheur. Le combat semble perdu d’avance. Penser que la nature humaine est essentiellement corrompue teinte de pessimisme notre vision de l’existence et nous fait douter du fondement même de la quête du bonheur, c’est-à-dire de la présence d’un potentiel de perfection en chaque être. Rappelons que, selon le bouddhisme, la réalisation spirituelle est un épanouissement de ce potentiel. Il ne s’agit donc pas de tenter de purifier quelque chose de fondamentalement mauvais – cela serait aussi vain que de s’évertuer à blanchir un morceau de charbon – mais de nettoyer une pépite d’or afin d’en faire ressortir l’éclat. »

Matthieu Ricard

Le symdrôme du mauvais monde

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