Résumé

Matthieu Ricard a étudié la génétique cellulaire avant de se tourner vers le bouddhisme. Ordonné moine en 1978, il est l’un des spécialistes mondiaux du bouddhisme tibétain. Il vit dans l’Himalaya auprès des grands maîtres spirituels. Il est l’interprète français du Dalaï-Lama. Le bonheur existe-t-il et peut-on l’atteindre ? Matthieu Ricard vous apporte la réponse à travers l’enseignement bouddhiste. Fort de sa double culture, il vous propose une alternative à l’individualisme en mal de repères. Point par point, l’auteur examine les facteurs qui renforcent ou diminuent votre satisfaction profonde afin de vous aider à trouver le chemin du bonheur.

Matthieu Ricard

Plaidoyer pour le bonheur

La lecture du livre est un véritable enseignement et donne des pistes pour atteindre un bonheur durable. J’ai retenu beaucoup de passage de cet ouvrage. En voici un sur nos peurs et nos espoirs quant à l’avenir :

« L’irrésolution peut ainsi s’opposer à tout accomplissement. Tourmenté par les scénarios de ce qui pourrait advenir, incapable de prendre une décision, à peine a-t-on enfin décidé d’agir qu’on se retrouve plongé dans le doute : une autre action ne serait-elle pas préférable à celle que l’on vient tout juste d’entreprendre ? L’attente et l’appréhension qui nous déchirent sont bien souvent l’expression d’une insécurité profonde devant un avenir peuplé d’espoirs et de craintes. L’irrésolution et l’immobilisme qu’elle engendre constituent ainsi un obstacle majeur à la quête du bonheur. Les atermoiements ne relèvent pas d’une sage réflexion ni d’un doute de bon aloi, mais d’une hésitation paralysante et d’une rumination anxieuse étroitement liées au sentiment de l’importance de soi. À force d’être préoccupé par soi-même, l’on se retrouve constamment écartelé entre l’espoir et la peur. Ces derniers monopolisent l’esprit et obscurcissent le jugement, perpétuellement déchiré entre plusieurs « solutions ». On souffre alors, selon les termes d’Alain, de « cette agitation qui chasse le sommeil et ne vient que de ces vaines résolutions qui ne décident rien et qui sont lancées à chaque fois dans le corps, et qui le font sauter comme un poisson sur l’herbe2 ». Il est plus facile à qui est moins obsédé par soi-même d’examiner objectivement les tenants et les aboutissants d’une situation, de prendre une décision et de l’exécuter avec détermination. Quand le choix n’est pas évident, conserver un certain détachement à l’égard des événements à venir permet de trancher sans rester figé dans l’irrésolution ou la peur. Le sage, dit-on, agit peu, mais une fois qu’il a décidé de l’action, sa résolution est comme une parole gravée dans le roc. »

Matthieu Ricard

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